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Voilà un roman dont il est très difficile de parler, autant pour sa forme que pour son fond.

Alors qu'il est victime d'une maladie qui lui fait peu à peu perdre la mémoire, Adria Ardevol écrit à la femme qu'il a aimé une très longue lettre dans laquelle il raconte l'histoire de sa famille. Plus qu'une lettre il s'agit en fait d'une confession, par laquelle le narrateur explique comment son père, admirateur obsessionnel d'objet anciens participa à la spoliation des juifs à l'époque de la Shoah.

Un violon de Lorenzo Storioni datant du XVIII ème siècle marque particulièrement la vie d'Adria ; il alterne donc les passages relatant sa vie, avec des passages retraçant le parcours exceptionnel de ce violon d'une valeur inestimable, de sa fabrication jusqu'à son acquisition par le père d'Adria.

Pour être tout à fait honnête, ce n'est pas un livre facile à lire. L'auteur brouille les pistes en passant au beau milieu d'une phrase du XXè me au XVIII ème siècle, les protagonistes sont nombreux et on peine parfois à comprendre leur implication dans l'histoire. Mais peu à peu (bon, il faut bien 300 pages sur presque 800 !) les pièces du puzzle commencent à se mettre en place et on découvre une histoire très forte.

Un livre donc qui se mérite, car il ne révèle sa beauté qu'au prix d'un certain effort. Mais le plaisir de lire n'a pas de prix ! 

 

Confiteor

Jaume cabré

Editions ACTES SUD

 

Pauline